Emil Ferris

1962 (Chicago)
Vit à : Chicago
Travaille à : Chicago

Avec Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, c'est un roman graphique fleuve de 800 pages, dû à une inconnue de 56 ans, Emil Ferris, qui remporte un succès fulgurant et dont les droits au cinéma ont été achetés par Sam Mendes. Journal intime d’une artiste prodige, le premier tome, digne du Frankenstein de Mary Shelley, est un chant d’innocence et d’expérience, une encyclopédie hallucinée de l’histoire de l’art et des larmes. Sous couvert de raconter l’histoire de Karen Reyes, une enfant de dix ans qui se prend pour un loup-garou et qui enquête sur le suicide de sa belle voisine juive Anka Silverberg, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres révèle la violence de l’Allemagne nazie tout autant que celle de Chicago dans les années 1960. Cet opus miraculeux est aussi l’affirmation éblouie au droit à la différence et à la liberté d’être ce que l’on veut.

Emmanuel Dayde

Portrait:
Emil Ferris.
Autoportrait.



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Numéro 87


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