Lydie Arickx

1954 (Villecresne)
Vit à : Landes
Travaille à : Landes
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On a souvent affilié l’œuvre de cette artiste des mouvements de l’âme et du corps au Nouvel Expressionnisme. À y bien regarder, c’est pourtant vers le Maniérisme et le Baroque que sa peinture se tourne le plus farouchement. Au-delà du Greco, Arickx veut peindre seule, comme Michel-Ange, et géant, et phosphorescent, en osant des mariages criards de rose acide et de citron amer, qui font peut-être mal aux dents mais qui demeurent seuls à même de traduire l’implosion lyrique des corps. Ces couleurs venues d’ailleurs – qui n’ont par exemple rien à voir avec les fluos publicitaires des Marilyn de Warhol –, elle les pratique depuis ses toutes premières séries de portraits au pastel, dans les années 1980, quand Roland Topor avait décrété que la demoiselle serait sculpteur. Musculeux et contournés, tordus dans des positions étranges, ses torses puissants s’apparentent aux ignudi michelangelesques, figures médiatrices entre le ciel et la terre. Avec Lydie Arickx, c’est toujours le Jugement Dernier (qu’elle a d’ailleurs peint dans la crypte Sainte-Eugénie à Biarritz en 2014) ou rien.

Image : Lydie Arickx dans son atelier © DR



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Numéro 73


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